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LA COLOMBIERE

LA COLOMBIERE

ou l'Art de s'emmêler les pinceaux entre Atelier et Vie de famille

Le printemps au jardin, j'aime !

Chaque année, au printemps, mes petites mains deviennent subitement vertes et me démangent au plus haut point.

Pas vous ?

J'ai la chance d'avoir un jardin. Pas trop petit, pas trop grand, bien exposé, surtout au bruit du voisinage, mais bon, j'ai la chance d'avoir un jardin !

Sans lui, je serai probablement... un légume ! Ok, facile le jeu de mot, mais je suis très sérieuse en réalité : j'ai besoin de patauger dans la terre, de maintenir le contact avec la planète, de respirer l'air et les odeurs, d'admirer la nature et de m'ébahir à chaque fois sur ses capacités de régénération... et oui ! Je suis plutôt naïve comme fille. Les choses simples de la vie me réjouissent.

Au bout de toutes ces années, je commence enfin à apercevoir le résultat de mes efforts et surtout, j'ai réussi à garder un certain fil conducteur dans mes aménagements, et je n'en suis pas peu fière, moi qui ai tendance à partir dans tous les sens d'habitude et à ne rien mener à terme.

Cela n'a pas toujours été facile, surtout avec la vie de famille que j'ai. Passer du temps à désherber, nettoyer, planter, arracher, construire, avec des enfants et peu de moyens, c'est pas simple, il faut le dire.

Chaque année, c'est pareil en plus : nous sommes inondés de publicités et de prospectus pour nous convaincre d'acheter tel ou tel salon de jardin, tonnelles, pergolas, parasols, plantes, pots et jardinières... sauf que tout ça a un coût, et pas des moindres, et quand on n'a pas trop les moyens, soit on jette les prospectus sans les ouvrir histoire de ne pas se faire trop de mal, soit on regarde et on pleure, soit on regarde et on se remonte les manches pour trouver des alternatives à la hauteur de nos moyens !

Et c'est ce que l'on fait, à la Colombière. Assez pleuré, assez perdu de temps en déprime, et une fois que la météo veut bien s'y mettre (c'est pas gagné cette année encore...), on attaque avec ce qu'on a ! Et si on n'a pas, on détourne, on bidouille, on farfouille.

Même les meubles de jardin sont de fabrication maison, réalisés avec des palettes de récupération. En plus c'est tendance. Je couds les coussins moi même, toujours en récupérant le tissu là où je peux et en bidouillant.

J'aime les fleurs, mais aussi les légumes. Le seul problème : je suis la seule, ou presque ! Donc pas question de se lancer dans un grand potager. J'ai essayé, ce fut un fiasco et ma facture d'eau de l'époque avait explosé, pour un résultat somme toute très mitigé. J'avais réalisé un peu tard que le potager me prenait un temps fou, qu'il était situé loin de la maison, que je n'avais jamais le temps d'y aller, qu'il était trop exposé aux regards des passants, bref, ça n'allait pas du tout. L'année suivante, il est donc resté en friche et depuis, il est retourné à l'état sauvage tel qu'il était au début, à savoir une prairie d'herbes folles difficilement maitrisable, même avec la tondeuse et les petits bras musclés de Chum.

Mais je n'abandonnais pas facilement !

Je les voulais, moi, mes tomates gorgées de soleil, mes fraises rougissantes et sucrées, mes petites salades dodues et croquantes ! Encore une image d'Epinal, je sais. Mais qu'importe ! Sauf que, en plus de tout le reste cité au dessus, la terre du jardin est absolument... impropre à la culture ! Il faudrait amender sur des dizaines de centimètres pour remplacer la vilaine terre d'argile sur laquelle est bâtie la maison.

Parfaite pour faire de la poterie, mais je n'ai pas encore eu le temps de m'y mettre, même si ça viendra forcément un jour, depuis le temps que j'en rêve de ça aussi.

Désespoir ! Il y avait bien la solution de la culture en pot, que j'ai testé, mais les pots ne sont jamais assez grands et les plantes finissaient toujours par s'épuiser... il faudrait passer toute la saison à rajouter des engrais chimiques, et ça éloignait considérablement mes envies de jardin Bio... les bacs ? Plus grands certes, mais plus coûteux aussi, et pour les remplir de bonne terre, bonjour le boulot (et le prix aussi...).

L'idée d'un jardin en bac surélevé me tentait quand même bien : je pouvais les disposer près de la maison et près de la source d'arrosage, les surveiller tous les jours, et je ne me cassais plus le dos pour le travail de désherbage qui devenait, en plus, nettement plus facile... mais comment faire ? Les bacs vendus dans le commerce coûtent une blinde, et je n'avais pas le temps non plus de construire le truc de toutes pièces...

Alors j'ai recyclé ! Toutes les caisses en bois que j'ai pu trouvé deci delà, tous les pots que j'ai pu réunir, et surtout, j'ai eu l'idée de faire mes petits potagers dans de vieilles brouettes qui croupissaient dans la vieille grange de mon ancienne maison : une bâche semi poreuse dans le fond, pour laisser passer le surplus d'eau mais pas la terre, et des grillages ou vitres de protection pour éviter que les minettes n'aillent gratter le beau terreau et tout saccager, comme à leur habitude (la cohabitation demande de la créativité !) et aussi pour protéger les jeunes pousses des rigueurs nocturnes encore fréquentes à cette époque dans nos contrées.

Et c'est ainsi que nous avons désormais la brouette aux fraises et prochainement, la brouette aux salades ! Je suis d'ailleurs toujours à la recherche de vieilles brouettes, qu'on se le dise.

Un peu de fumier en début de saison pour régénérer la terre, et go ! Une vieille jardinière en pierre servira de jardin de plantes aromatiques, les menthes s'installeront dans une caisse en bois à côté, piments et tomates cerises seront plantées dans les grands pots en terre cuite sauvés de je ne sais plus où, les tomates elles, auront le droit et le privilège d'être seules dans leurs grandes caisses, elles aussi récupérées à la déchetterie, protégées du froid encore présent par des vieilles vitres de récupération et ainsi de suite.

La seule exception et nouveauté pour l'année 2018 : je voulais planter quelques courgettes et aussi des plants de citrouilles, pour Halloween bien sûr ! Sauf que j'ai essayé déjà de faire pousser ces légumes en pot, et bien ça ne marche pas vraiment. J'ai donc décidé de faire un petit carré potager (ou plutôt, un cercle en réalité !) où je pourrais planter quelques pieds de curcubitacés en pleine terre, ou plutôt directement sur un sac de fumier ! C'est ce qu'elles préfèrent en réalité et ces plantes ont besoin de beaucoup de nutriments pour bien donner.

L'occasion de créer un nouveau décor, un petit clin d'oeil poétique, un cercle de sorcière comme j'en ai le secret et surtout, une nouvelle excuse pour courir les brocantes à la recherche d'oiseaux en céramique, dont je vous montrerai plus tard la vocation, mais chut !

Chum n'est pas encore au courant, faut pas le lui dire !!!

Amicalement,

Isa

 

 

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