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LA COLOMBIERE

LA COLOMBIERE

ou l'Art de s'emmêler les pinceaux entre Atelier et Vie de famille

Semaine 5 : Vive les vacances de printemps !

Nous sommes dans la semaine du 10 au 17 avril et nous sommes en vacances... Bon, je ne m'étendrais pas sur les circonstances, ni comment tout le monde s'est retrouvé soit disant confiné tous en même temps, avec des vacances identiques pour tous quelle que soit la zone académiques...

Confinement qui ne sera qu'un vague mot, une fois de plus... Mes voisins n'hésiteront d'ailleurs pas à accueillir leurs petits enfants, accompagnés des parents bien sûr, qui auront fait le chemin... depuis Paris !?!

On se demande encore à la maison quelle case ils ont coché pour justifier leur déplacement...

Ah oui, un seul mot d'ordre : "se mêler de SES affaires"

Il fait toujours aussi beau. Frais, voire même froid la nuit, avec quelques gelées éparses, mais les journées sont ensoleillées. Venteuses mais ensoleillées. Et donc, mes enfants et moi même passons notre temps dehors ! Nous avons même réussi à convaincre mon mari, lui aussi en vacances, de nous donner un coup de main. Bon, il le regrettera vite, arrivant à la fin de ses vacances sur les rotules, et demandant grâce pour retourner au bureau. Mais c'est une autre histoire !

Dès le 10 au matin, on fonce à la déchetterie. Du moins, mon mari et notre fils aîné car la voiture est blindée et il n'y a plus de place à l'arrière. Dument munis d'un justificatif de domicile, d'abord parce que c'est obligatoire depuis un an pour entrer dans la déchetterie, et ensuite parce que c'est la règle pour se déplacer durant le confinement lorsqu'on ne dépasse pas le rayon de 10 km autour de chez soi (comment ça, je vous apprends un truc ??? Vous venez aux réunions ou pas ???), les voilà partis pour une petite heure, le temps de tout vider au bon endroit.

Ce jour là, nous commencerons également un chantier qui me tient à coeur : l'installation des récupérateurs d'eau de pluie.

En réalité, le chantier se fera en plusieurs fois, car nous transgresserons ma règle du respect du confinement pour aller retirer une commande faite par internet à... 15 km de la maison, en click and collect pour ne pas avoir à mettre un pied dans le magasin, mais quand même, mea culpa.

Nul n'est parfait.

Mais c'était pour la bonne cause : je n'ai pas beaucoup d'argent à consacrer à mon projet, et le prix de ce récupérateur était imbattable, je ne pouvais pas passer à côté. Désolée... ça compte si je jure que je n'ai pas mis un pied en dehors de la voiture et que seul mon mari a géré la livraison ? Et aussi, comme me l'ont dit mes parents, vu que je n'ai pas trouvé de magasin plus proche de chez moi proposant le même service, j'avais un peu le droit de faire ce que j'ai fait. Ok, je vais avoir du mal à m'en remettre !

Revenons à mes récupérateurs d'eau de pluie...

Le 10 au soir, nous en avons fini avec le premier : installé au coin de la terrasse, j'espère un peu aussi au passage que la masse d'eau entre la rue et mon canapé d'été bloquera un peu le bruit. Oui, je sais, on peut rêver... il me faudrait un mur anti con comme dit la chanson, et ça, je sais pas où en trouver...

Mon mari aura un peu de mal à l'installer, celui là, le système de raccordement au cheneau n'étant pas très pratique. Il envisagera rapidement de trouver un autre système plus pratique, mais en attendant, ça ira. Nous étrennerons d'ailleurs le système deux jours plus tard où, ENFIN, il pleuvra quelques heures. Oh, rien de bien folichon ! Mais les 310 litres de contenance seront tout de même remplis durant la nuit.

Le 13 avril, nous décidons de ranger les alentours du grand chalet cette fois ci. En effet, nous avions depuis quelques années un simple tonneau en plastique qui servait à récupérer un peu d'eau grâce à la toiture du chalet. Mais nous l'avions installé du côté des grands sapins que nous avons dans notre jardin, et l'eau récupérée était pleine d'épines, ce qui n'était pas très bon pour les plantes que nous arrosions avec... Nous avions également un autre tonneau qui lui contenait le restant de sable à béton utilisé pour couler la dalle du chalet... qui prenait l'eau et autant d'épines que le premier.

Après avoir transféré toute l'eau des bidons dans le grand récupérateur de 1000 litres que nous avons également au coin de la maison, nous avons tout déplacé et raccordé l'ensemble derrière le chalet, avec la gouttière du bon côté cette fois ci, c'est à dire loin des sapins.

Une autre occasion de ranger l'arrière du chalet, qui avait tendance à nous servir de lieu de stockage, car non visible depuis la terrasse, mais pas forcément du meilleur effet quand même.

Depuis le moment où j'ai pris la photo, j'ai remplacé la palette par un grillage très résistant (grillage à perroquet, indestructible) afin que mes lourdauds de chats n'aillent pas encore se fourrer dans les ennuis et il faudra encore que je mette une protection opaque pour cet été afin d'empêcher la prolifération des moustiques. A retravailler donc !

Pendant que nous en étions à ranger l'arrière du chalet donc, nous avons retrouvé une vieille volière que j'avais fabriquée pour mes oiseaux il y a de cela très longtemps. Comme nous avions un autre projet de "carré", et qu'il nous fallait des protections anti chats et anti oiseaux, les panneaux allaient nous être d'un grand secours.

Après une paire d'heures de démontage, un peu prise de tête vu que je n'avais pas vraiment suivi de plan pour la construction, nous avons récupéré suffisamment de panneaux pour couvrir les deux ou trois mètres carrés de la nouvelle zone de plantation.

Laquelle a donc été travaillée dans les règles de l'art : désherbage en gros à la motobineuse, puis un peu de moulinage pour assouplir la terre, et ensuite, nous avons créé un "mur" sur trois côtés, avec les vielles branches que nous avons accumulées dans cette partie du jardin.

Voilà qui avait bien occupé notre matinée ! Mais pas de répit pour les braves, la journée était tellement belle qu'on a continué sur notre lancée et nous avons ensuite créé de toutes pièces un autre "carré", dans le prolongement de celui des "fruits rouges" cette fois ci, le long de la haie de séparation d'avec nos voisins.

Lesquels n'ont pas trop apprécié que nous "brassions" autant de ce côté là du jardin et qui, en représailles, nous ont envoyé le petit fils et son ballon, mais on était plus nombreux que lui et on ne s'est pas laissés impressionnés ! Na !

J'avais retrouvé au fond du chalet lors de notre séance de rangement une bâche noire, plutôt grande, que nous utilisons d'habitude pour nos mises en scène d'Halloween.

Je sais que c'est du plastique et que le plastique, c'est un peu "bof bof" dans le jardin mais j'avais besoin de protéger le sol des invasions félines et aussi, de laisser un peu "mijoter" le mélange que j'ai préparé pour mes futures plantations, j'ai nommé : les POTIRONS !

Nous adorons ce légume et c'est la seule entorse que je ferais à mon jardin où les légumes ne sont pas les privilégiés. Ma maman m'a déjà proposée de me donner quelques plants de courgettes, je verrais au moment venu si je peux ajouter ce légume de plus, ou bien si la surface disponible ne s'y prête pas.

Maman saura me dire !

En attendant de planter, les Saints de Glace étant toujours aussi loin, j'ai utilisé cette surface pour faire sécher l'herbe de notre première tonte de jardin, afin de fabriquer du paillis pour les futures plantations. En effet, je n'ai plus de feuilles mortes de disponible et j'hésite à ajouter de la paille sur le terrain, je ne trouve pas cet élément très "naturel" et j'ai aussi peur que cela n'apporte trop d'humidité si la pluie venait enfin à tomber et que cela ne fasse pourrir les plants, comme cela est arrivé à d'autres jardiniers.

J'avoue, je fais ma petite "popote" en fonction des endroits du jardin, des plantations que je vais y faire, ou encore des différentes techniques que je vois sur le net. Après, c'est parfois compliqué de se faire sa propre opinion, donc je fais des mélanges et j'expérimente.

Pour mon jardin, le paillis me semble indispensable. Vu la terre à poterie que j'ai, je n'ai pas le choix que de protéger le sol de la déshydratation, si je ne veux pas me retrouver avec des fissures de la taille de deux doigts dans le jardin. Arroser ne change rien. C'est protéger que je recherche. Donc, paillis.

Ensuite, le matériau adéquat... j'ai l'impression que, autant il y a de jardiniers, autant il y a de préférences ! Alors j'ai décidé de faire avec ce que j'avais et pour moi, ce sera : tonte de jardin parfaitement bien séchée.

Pour l'humide, je la jette directement dans le coin du composteur à ciel ouvert que j'ai au fond du jardin pour faire du terreau. Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme...

Ma bâche noire parfaitement tendue sur le coin des Potirons remplira parfaitement le rôle pour le séchage. En plus, ça tombe bien, nous avons du vent à décorner les boeufs depuis des jours, cela aidera à régler le séchage de l'herbe en trois jours. Ensuite, je la stocke dans des sacs et direction le petit chalet, bien à l'abri de l'humidité, en attendant d'en avoir l'utilité, c'est à dire lorsque j'aurai planté mes potirons...

Je ferais le même essai mais dans l'herbe cette fois ci, en plein soleil... rien à dire, c'est la bâche qui gagnera. L'herbe sèchera plus vite et ne sera pas "réhumidifier" par l'humidité nocturne émanant du sol. D'ailleurs je ne récolterai pas cette herbe et la laisserai sur place pour... qui en voudra !

Au passage, lors de la préparation du "carré potager", nous en profiterons pour casser une vilaine butte qui était sur le terrain à cet endroit et qui gênait le passage sur l'arrière du chalet. Aujourd'hui, on circule beaucoup plus facilement et il est plus agréable de partir sur l'arrière du terrain pour aller voir ce qu'il s'y passe, ce que nous ne faisions guère auparavant. Nous avons le sentiment d'avoir gagné en surface alors que la taille du terrain n'a pas changé ! Nous redécouvrons notre jardine et ça, c'est vraiment super.

Entre temps, je décide que les plants de menthe que je conserve à la maison ne sont pas au top de leur forme et qu'il vaut mieux les installer à leur emplacement définitif dehors, pour qu'ils poursuivent tranquillement leur développement.

C'est comme ça que ma collection s'est enrichie de plusieurs variétés : menthe bergamote, menthe pomme, menthe marocaine, puis menthe réglisse, menthe orange et menthe ananas.

Je suis en attente d'un pied de menthe anis et d'un futur pied de menthe coq que doivent me donner mes parents, mais je trouve que tout cela prend une forme bien sympathique. Je protègerais définitivement la terre avec du paillis lorsque j'aurai terminé mes plantations.

En attendant, les branchages de protection demeurent en place, parce les minettes n'ont toujours pas compris qu'il était interdit d'y faire pipi !!!!!! (Et encore, je reste vague sur le sujet....)

Au passage de ce grand nettoyage, nous aurons :

- rempoter un bambou qui mourrait de faim dans un bac,

- déplacer mon rosier préféré en prévision du futur agrandissement de la volière,

- planter un morceau de vigne vierge qui avait marcotté au pied d'une pergola dans mon jardinet.

Et enfin, le dernier jour de la semaine arriva et avec lui, un autre grand chantier que j'attendais avec impatience tout en le redoutant : l'installation des claustras dans notre cour, pour nous séparer définitivement du visuel d'avec nos voisins (et au passage, des réflexions acerbes de Madame...)

Quelques heures plus tard, le résultat était à la hauteur des difficultés rencontrées et j'étais plus que ravie du travail de mon mari.

La voisine passera en fin de journée, droite comme un I dans sa voiture, je m'attendrai au pire mais rien ne se passera... Elle n'osera pas venir faire le moindre commentaire ni émettre la moindre plainte, bref, pourquoi ne l'ai je pas fait plus tôt ?

Enfin chez soi !

Et c'est sur ces belles paroles que se termine cette folle semaine. J'avoue que nous avons fait un travail de "ouf" et que nos enfants nous ont vraiment bien aidé. Ce soir, ils repartent chez leurs autres parents pour la deuxième semaine de vacances, mais j'ai déjà hâte qu'ils reviennent pour profiter à leur tour de tous ces changements.

Amicalement,

Isa

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