ou l'Art de s'emmêler les pinceaux entre Atelier et Vie de famille
5 Octobre 2018

Parce que c'est un classique d'Halloween que j'aime raconté à mes enfants depuis qu'ils sont tout petits, et bien qu'ils la connaissent par coeur, ils font semblants d'oublier quand Halloween s'approche à nouveau, ils sont adorables, mes enfants !
Mais je vous en ai déjà parlé... si, si, si ! Bien sûr que si !... Vous ne suivez pas très bien, là !

Jack'o n'était pas quelqu'un de particulièrement recommandable, et qui en plus, se crut plus malin que le diable lui même... Et c'est à cause de lui qu'on se retrouve à risquer sa vie à chaque Halloween en creusant une citrouille (ou deux...) pour honorer la tradition.

Car, il faut bien le dire, même si Halloween n'est pas une fête très populaire en France, je pense qu'elle doit amener son lot de blessés plus ou moins graves, ou plus ou moins bizarres (évidement, le gars qui arrive tout déchiqueté aux urgences et qui dit qu'il a croisé un loup garou, il va peut être plutôt finir avec une camisole) mais bon, je pense que le simple couteau pointu destiné à creuser une citrouille doit faire des dégâts, à son petit niveau.
Donc, oui, je classe la dangerosité de l'opération au même niveau que l'ouverture des huîtres pour le Nouvel An ! D'abord parce que je découpe plus de citrouilles que je n'ouvre d'huîtres, perso, vu que je n'aime pô du tout ces dernières.
Alors, oui, cela peut devenir une opération périlleuse, n'en doutons point !

Maintenant que ces précisions sont faites, revenons à l'histoire de Jack O'Lantern, l'histoire ne précisant pas ce qu'il a utilisé pour creuser le navet qui lui servit de lanterne, mais d'un autre côté, il vivait à une époque où tout le monde se baladait avec des trucs coupants (épées, haches, lances et autres joyeusetés), donc je pense qu'il ne se serait pas ouvert le doigt avec un simple canif.
Lui.
D'un autre côté, comme me disent les enfants, toujours très pragmatiques : ça fait des doigts coupés super réalistes pour mettre sur la couronne d'entrée.
Oui, c'est pas faux.
Mais voilà que je disgresse une fois de plus et que je m'éloigne du sujet encore une fois.

Cette année, nous avons voulu planter nos propres pieds de courges... Ceci dit, on le fait chaque année, mais avec plus ou moins d'ambition. Le changement pour 2018, c'est qu'on avait fait ça plutôt bien : un espace bien délimité avait été biné, désherbé, enrichi en compost et en cendres de cheminée, bien protégé tout autour (ça, c'est pour éviter que les mecs de la famille dévolus à la débrouissailleuse et à la tondeuse ne ratiboisent pas tout comme ils en ont l'habitude quand on les lâche dans le jardin au printemps !!!!), dans lequel nous avions planté amoureusement trois jolis pieds de potiron achetés tout exeprès à la jardinerie du coin.
C'était sans compter les mauvais tours de Dame Nature...

Une tempête de grêle digne du Pôle Nord s'abattait sur nos jolies plantations trois jours plus tard et réduisait tout en charpie...
Sauf un pied.
Ouf, sauvés !
Et ben non.
Comme si ça ne suffisait pas, la grêle, on a ensuite eu la sécheresse et avec elle, les restrictions d'arrosage... Ce qui a donné un piètre résultat... Mon honneur bafoué, mon intellect reprit le dessus et je me suis lancée dans une série de recherches pour COMPRENDRE. Non parce que, quand même...
Un pied = un fruit !

J'ai trouvé un site qui m'expliquait tout tout tout (sauf comment on fait les bébés, mais ça, je désespère pas, je finirais bien par trouver un jour...), histoire de ne plus jamais échoué aussi lamentablement.
Et encore heureux que je ne m'intéresse qu'aux citrouilles !

Mais voilà quand même... au final, la jolie citrouille nous aura couter plus cher que si on l'avait achetée directement chez un producteur professionnel ! Tiens, même au supermarché, elle aurait coûté moins cher.
Je me console en écoutant les discussions de tous les anciens qui passent au cimetière (et il y en a toujours autant, et ils parlent toujours aussi fort, bref !) et tous sont unanimes : année pourrie, grosse difficulté pour obtenir le moindre légume...
Sauf le maraîcher sur la route pour aller au boulot, qui lui doit avoir au bas mot quelques 3000 mètres carrés recouverts de... citrouilles !!!!

Va comprendre, Charles...
Autant se consoler avec l'histoire de Jack (oui, et pas de Charles, vous ne suivez décidément rien du tout aujourd'hui !) et se dire que, de toutes manières, les enfants n'aiment pas la soupe, même de potiron.

Halloweenement,
Isa
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