ou l'Art de s'emmêler les pinceaux entre Atelier et Vie de famille
20 Octobre 2019

Si vous avez l'habitude de me suivre, deux choses : d'abord il faut le dire ! ensuite vous avez dû vous rendre compte que j'ai été absente durant de longs mois.
Près de 4 mois pour être exacte.
Et je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
Il s'est passé un grand nombre de choses au cours de ces derniers mois. Rien de vraiment grave, je vous rassure tout de suite, mais des bouleversements profonds qui ont créé de nombreux changements.
Pour commencer, un été mitigé, particulièrement caniculaire et des vacances qui n'en n'ont pas été. Vous aurez d'ailleurs remarqué que je n'ai pas fait d'articles depuis notre QG au bord de la mer. La raison en est que j'ai été tellement dépitée de la manière dont nous avons été traités cette année que je n'ai pas réussi à évacuer le stress et la fatigue.

En réalité, je n'avais envie de rien, si ce n'est que ces fichues vacances se terminent vite, très vite.
Puis mon fils aîné a pris son envol... un été consacré pour lui à travailler dur pour gagner de l'argent afin de quitter le nid, pour poursuivre son chemin (et ses études, accessoirement) assez loin de la maison. Il a fallu préparer ce départ, surtout moi, car j'ai soudainement réalisé que je n'étais pas prête à le voir partir.
Comme toutes les mamans à l'instant fatidique, je suppose.
Les préparatifs ont été intenses, entre la recherche d'un appartement, les meubles à acheter, les allers et retours sur place pour visiter, signer, payer, préparer les cartons, prévoir un maximum de choses, bref tout ce qu'il y a à faire quand on se prépare un nouveau chez soi...

Puis il y a eu un énorme changement pour moi mi août : j'ai trouvé un travail.
Un travail que je pensais être parfait.
Pile dans mes cordes : animer des ateliers d'arts plastiques, d'arts créatifs et de peinture auprès de personnes en perte d'autonomie.
Je tairais le nom des établissements et de la structure qui m'ont embauchée, confidentialité oblige et surtout, j'y interviens encore jusqu'à la fin de l'année, donc compte tenu des ennuis que j'ai déjà...

Car le beau rêve s'est déjà transformé en cauchemar : je n'ai pas de budget, je n'ai pas le droit de récupérer du matériel de recyclage (=biens publiques), je n'ai pas le droit d'adresser la parole au personnel (=il n'est pas là pour satisfaire mes caprices, dixit ma supérieure), je n'ai toujours pas été payée depuis mi août et dois avancer les fonds pour le matériel que j'utilise en ateliers, je dois assister la nouvelle animatrice, je dois m'assurer que les personnes résidentes sont satisfaites de mes ateliers, je ne dois pas leur parler de choses confidentielles et me méfier de tout le monde.
Et j'ai déjà été cataloguée d"emm.... de l'année" !
Pour ma défense, je ne dirais qu'une chose : je ne parviens pas à faire comprendre à qui que ce soit c'est que, contrairement à d'autres intervenants, je propose des activités artistiques qui font remonter toutes sortes de réactions et souvenirs, bons ou mauvais, et que cela provoque des situations conflictuelles, que je ne sais pas gérer et pour lesquelles j'ai besoin d'aide.

Verdict : pas d'expérience dans ce type de structure, incompétente, pas autonome, ne respecte pas les règles de confidentialité, ne fait pas partie de l'équipe et empêche le personnel de faire son travail correctement...
Bref, comment une personne pareille a t elle pu être embauchée ???
J'ai une fois de plus confondu les lumières d'une étoile avec celles d'un réverbère et le réveil est douloureux.

Heureusement, rapide.
Encore quelques semaines à tenir, et je reprendrais ma liberté.
Il ressort surtout que toutes ces années à vivre en autarcie, loin de tout, protégée du monde dans ma petite bulle m'ont encore plus fragilisée que je ne le pensais.
Que je suis d'une naïveté qui frôle la stupidité, et que je ne parviendrais jamais à vaincre mon incapacité à travailler en équipe, trop sensible que je suis.
C'est dommage. C'est môche. C'est épuisant.
Pour le moment, j'avoue, je suis plutôt dans le creux de la vague, mais j'entends bien ne pas me laisser démoraliser par tout ça : ce boulot, je ne l'avais pas il y a trois mois et je vivais sans. Il n'y a donc pas de raison que je ne m'en passe pas à l'avenir.
Encore des choix à faire !

Je vous tiendrais au courant de la suite !
Amicalement,
Isa
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