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LA COLOMBIERE

LA COLOMBIERE

ou l'Art de s'emmêler les pinceaux entre Atelier et Vie de famille

Le projet que j'aimerai enfin voir naître...

Tous les ans, c'est la même chose : je me plonge dans une espèce de morosité dépressive où je fais le compte de ma vie...

Et chaque année, c'est la même conclusion : je n'ai pas fait les études dont je rêvais, je ne sais toujours pas pour quoi je suis faite, et je n'ai aucune idée de ce que je pourrais faire à l'avenir...

Le fait d'avoir six enfants n'aide pas : mon métier, c'est maman à temps plein. Et pas de contrat de travail, pas de rémunération, pas de capital retraite. Ni chèque vacances, ni ticket restaurant...

Je suis arrivée un milliard de fois à la conclusion que, tant que mes enfants seront prioritaires, je me mettrais en stand by et je n'avancerais pas. D'un point de vue financier, c'est déjà tendu à la maison, et je dois mettre toutes mes ressources pour les études des enfants. Ils sont ma priorité et je n'en démordrais pas. Alors envisager de pouvoir faire quelque chose pour moi relève du fantasme...

Et je reste donc là, en plan, sur le quai de la gare, sans savoir quel train je peux prendre, vu que je n'ai pas pu payer mon billet, de toutes manières...

Même déménager dans ce contexte est impossible. Je rédige ce post avec en arrière fond sonore les hurlements et autres débilités d'un groupe de jeunes adultes qui tapent dans un ballon de foot comme si leur vie en dépendait, alors qu'il neigeotte doucement et que la température avoisine les - 1 C°. Nous sommes en vacances et c'est mon lot quotidien depuis le début de la semaine, même lorsqu'il a plu à gros bouillons. Et ce sera la même chose la semaine prochaine, et ainsi de suite, ma vie est un enfer sonore dont je n'espère même plus pouvoir sortir un jour, tellement ça me pèse.

Et si ce déménagement tant rêvé, c'était au final la clé de ma propre réussite ?

Parfois, quand j'ose en parler à mon (tout) petit cercle de connaissances, je passe pour une folle : si tu veux déménager, ben fais le, bon sang !

Je me lance alors dans une série d'explications plus compliquées les unes que les autres, et j'obtiens en général un "ah oui je comprends" de circonstance, sans aucune compassion ni réelle compréhension.

Non, personne ne semble comprendre que, déménager dans notre département est tout simplement impossible, que notre maison ne nous rapportera jamais assez pour en acheter une autre ailleurs, même de qualité égale (je ne rêve même pas de trouver LA superbe maison dont je rêve, avec son terrain verdoyant et protégé de toute nuisance...), et qui respecte au minimum nos impératifs de surface, et surtout, de localisation géographique pour satisfaire les membres et extra membres de notre famille recomposée...

On en parle des impératifs de l'ex de mon mari pour "ne pas faire plus de 10 mn de voitures, hein, sinon je contacte mon avocat !" ? Non, on en parlera pas...

Bref, les tenants et les aboutissants sont tels que je ne me lancerais pas dans l'explication, vous partiriez en courant. Et quel intérêt, de ressasser encore et toujours les mêmes données, les mêmes indicateurs, qui aboutissent encore et encore aux mêmes conclusions...

Et pourtant, un déménagement, ce serait LA pierre de fondation qui changerait ma vie, je le sais, je le ressens en moi comme une évidence. Mais depuis dix ans maintenant, c'est un rêve qui tourne à l'obsession la plus dingue et je n'ai toujours pas de solution à mon mal être...

Pourtant, je sais que c'est ma seule et unique porte de sortie, pour redonner un sens à ma vie, pour me redonner l'énergie dont j'ai besoin. J'ai le sentiment de "dormir" depuis dix ans. Mon mari me dit que c'est faux, que j'ai tout de même fait de belles expériences durant ce laps de temps et surtout, je m'occupe des enfants et de ma famille... Mais c'est long, dix ans, à se morfondre dans une non vie qui vous a tout pris et pas donné grand chose...

Je n'ai plus de travail "officiel" depuis vingt ans maintenant. J'ai essayé durant cette période de concilier ma vie de famille avec ma vie d'artiste. La première se passe heureusement bien, la seconde, je suis plus que mitigée concernant le résultat. Une crise économique et une crise sanitaire plus loin, j'avoue que je ne garde pas un souvenir émerveillé de cette partie de ma vie.

J'ai même pris de grosses claques et le peu de confiance que j'avais en moi a définitivement quitté le navire.

Aujourd'hui, je sais que ma carrière d'artiste est belle et bien une hypocrisie de première qualité et que, jamais, je ne parviendrais à en tirer la moindre auréole ou le moindre centime. D'ailleurs une des résolutions 2021 que j'ai passée avec moi même est d'arrêter de peindre. Je n'en ai plus ni le courage ni l'envie ni les moyens. Le manque de place est aussi un facteur déterminant dans ma décision.

Il faut vraiment que je déménage !

Dans quelques temps, dont seul l'univers a la date exacte, nous savons que nous pourrons déménager. Enfin. Du moins, sur le papier, nous aurons la possibilité de le faire, car l'aspect financier entrera (moins) en ligne de compte.

Par contre, selon notre situation familiale, les difficultés seront toujours là : où en seront les enfants dans leurs études, quelles seront nos marges de prospection, et au niveau professionnel, mon mari en sera t il toujours au même stade ?

Car lui aussi a pris de grandes résolutions pour l'année 2021 et il a également des rêves d'évolution qu'il semble être prêt à concrétiser. Au début, cela m'a un peu inquiétée, mais au final, cela pourrait être une bonne chose, une opportunité de plus, un levier supplémentaire pour se décider à "bouger" plus loin que le bout de notre nez.

Alors oui, je dois encore plus lâcher prise. Impossible à aujourd'hui de savoir où nous poserons nos futures vies.

Mais je ne laisse pas tomber, bien au contraire. Car nous sommes en début d'année, et comme chaque début d'année, j'élabore des plans, des envies, je cherche, je peaufine ma stratégie, et surtout, pour une fois, j'ai peut être trouvé un projet qui me plairait ET qui entrerait dans la même direction que notre projet familiale de trouver la maison de notre vie, celle où nous aurons envie de poser nos bagages pour nous construire une autre histoire et continuer à grandir.

Pourtant, rien n'est acquis et tout sera difficile. Il n'est jamais simple de reprendre un process que l'on n'a finalement jamais vraiment maîtrisé. J'ai fait des études courtes, pour pouvoir travailler rapidement et je ne me suis jamais vraiment posée la question de savoir si j'aurai été capable ou non de mener de longues études, comme mes enfants envisagent de le faire. Je découvre en même temps qu'eux la réalité du terrain et je me suis grandement questionnée depuis que mon fils aîné a quitté la maison, il y a deux ans. Et ce n'est pas terminé, puisque cette année, c'est le numéro deux qui va prendre son envol, beaucoup plus péniblement que le premier d'ailleurs !

Et moi, je grandis avec eux. Je me pose des questions sur mes capacités et sur ce que je veux pour mon avenir. Je vais avoir 50 ans cette année, peut être aussi un autre message qu'essaye de m'envoyer mon subconscient !

Je vais me laisser porter encore quelques temps, avec l'excuse que, financièrement, je n'ai pas ce qu'il faut pour reprendre mon cursus professionnel. Mais je sais que, d'ici quelques temps, les choses vont s'améliorer de ce côté là, et même si ce n'est pas confortable du tout de ne pas savoir QUAND les choses changeront, elles finiront par le faire. Alors je sais que, lorsque ce moment sera venu, je SAIS ce que je ferais.

Du moins dans les grandes lignes !

Pour les détails, on verra au jour le jour. Il paraît que c'est aussi ça, VIVRE.

Cependant, au vu de mon âge et de ma situation, je ne peux tout simplement pas me permettre de partir à l'autre bout de la France, durant deux ans, pour reprendre des études dans le secteur qui m'intéresse : je fais comment, avec une maison, des enfants qui ont encore besoin de moi, un mari... douze chats ? Je déménage tout le monde ?

Je connais une personne de mon entourage qui l'a fait : durant un an, elle est retournée suivre une formation complémentaire dont elle avait besoin pour évoluer sur son poste professionnel, elle est donc retournée sur le lieu initial de ses études avec ses trois enfants, laissant la maison en gérance à son époux... l'avantage, c'est que ses parents vivaient là bas et qu'elle a squatté chez eux durant un an, leur laissant au passage la gestion des enfants lorsqu'elle était elle même en cours à la fac...

Moi, ça va pas être possible !

Heureusement pour moi, et ce n'était pas toujours le cas donc je salue cette "avancée" dans ma destinée, j'ai trouvé des organismes de formation à distance réputées et reconnues qui dispensent cette formation pour les adultes comme moi qui souhaitent se former.

Mais ces formations ont un coût, et pas des moindres... Et comme je ne suis "ni salariée", "ni demandeuse d'emploi", ni "à mon compte" (entendez par là : "qui génère des bénéfices et paye des taxes"), je n'ai droit à aucune aide extérieure. Je dois donc financer ce projet de ma poche, en tenant également compte des frais supplémentaires, notamment les "regroupements" obligatoires à chaque trimestre, on atteint assez vite la somme dont je parle plus haut bas.

C'est toujours moins cher que la formation de thanatopracteur que j'envisageais il y a quelques années en arrière !!! En plus, le métier est plutôt mal vu ces derniers temps...

Cela reste une réalité : pour exercer un métier qui nous plait, à partir d'un certain âge, il faut avoir travaillé pour pouvoir en changer. Et donc avoir de l'argent pour espérer en gagner...

Il y a toujours la possibilité du CIF, me direz vous, qui au passage, a changé de nom.

Oui, j'y ai pensé... On en reparle des grandes claques que je me suis prise dans la figure au cours de ces dernières années ?

Et bien le CIF en fait aussi partie... quelle claque que de découvrir que, bien que j'ai travaillé durant dix ans, au cours desquels je n'ai jamais pu profiter de mes droits à la formation, soit parce que "il n'y a plus de fonds disponibles à fin janvier" ou bien "ah non, je ne vous accorde pas votre congé pour le faire", ou encore "cette formation n'a aucun lien avec votre poste, je ne vois pas l'intérêt", je n'avais plus aucun droit à ce jour sur mes droits acquis, parce que je n'ai pas été informée que j'aurai dû convertir mes droits fin 2014, pour pouvoir en bénéficier à ce jour...

Alors je me dis que, finalement, 5000 euros pour obtenir le nouveau BTS dont j'ai besoin, en restant à la maison, sauf trois petites semaines, c'est pas cher payer pour enfin envisager de changer de vie. J'aurai ensuite une petite semaine de formations complémentaires que je veux absolument suivre pour compléter mon bagage, mais ces formations se feront le temps d'un week end et mon mari pourra m'accompagner. Il y en a même une qui l'intéresserait ! L'occasion de voir un peu de pays et de se donner les moyens d'avancer dans mes rêves.

Et mon projet d'ouvrir une chatterie alors ? Je n'y renonce pas, bien au contraire. Ce projet sera une pièce complémentaire parfaite à l'ensemble que je vise, et à part une formation supplémentaire de trois jours (et un petit chèque de 500 euros...) rien ne devrait venir empêcher la réalisation de ce volet de mon GRAND changement de vie.

On en parle du coût d'achat de la propriété nécessaire à la validation de tout ça ??? Naaaan !!!!

Tiens, il y a un super loto ce soir ! Je devrais peut être songer à jouer, moi...

Amicalement,

Isa

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